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service; mais on craindra les habitudes d’un vieuxmilitaire, de celui qui, pendant six ou huit ans,ne s’est point élevé aux grades, ou de celui qui,ayant déjà commandé, se présente comme simplesoldat. Les difficultés du choix auront moins pourobjet la belle taille que les qualités morales. S’ilse présente,pour faire des cavaliers, des hommesde ville qui n’aient point connu le cheval, deshommes de professions tout-à-fait étrangères àcette sorte d’exercice, ou des fils de famille à quila protection ouvre cette porte pour éviter depasser par celle des écoles; et s’il se trouve à côtéd’eux des fils de bons fermiers nés dans un paysde grande culture, ou d’une profession qui les aitfamiliarisés avec la connaissance du cheval; desfils de bons artisans ou de bons agriculteurs ayantquelque intelligence et ce commencement d'édu-cation qui promet de bonnes mœurs, c’est à ceux*ci que l’on confiera un cheval et son équipage,et c’est d’eux qu’on attendra les bons exemplesque doit donner le premier escadron.
Ayant à choisir les chevaux, on les voit un à un ;on les fait examiner par l’artiste vétérinaire, mon-ter et manier par le plus habile cavalier. On lesvoit à l’écurie après les avoir fait jour et nuit sur-veiller par des sous-officiers experts, afin de re-connaître ces sortes de défauts de santé qu’une ins-pection continuelle et minutieuse parvient seuleà découvrir.
Avec le cheval, on fait remettre le harnache-ment; il n’est reçu aucune pièce qui ne soit es-