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Tome deuxième.
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RÉGIME INTERNE.

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ment une certaine indépendance. Les générauxqui craignent à leur tour que leur armée ne sub-siste point, si tout ce qui concourt à cette subsis-tance, 11’est manifestement à leurs ordres, s’ins-crivent contre cette indépendance. Les uns et lesautres en appellent à l’histoire , et l’histoire docilefournit à chacun des argumens péremptoires.Les généraux, en confondant l’état de guerre etl’état de paix , voient que l’autorité la plus abso-lue réside dans les mains du commandant mili-taire; les intendans, de leur côté, sans répondrepar la distinction importante des deux états, dé-roulent la série des lois et ordonnances qui tou-jours les déclarant indépendans, ne font qu’attes-ter qu’ils ne le furent jamais. Si les généraux con-fondent ainsi l’état de paix et l’état de guerre, lesintendans confondent à leur tour le gardien du tré-sor et l’intendant des besoins : courant de la sorteles uns et lçs autres sur deux lignes parallèles d’er-reurs et de préjugés, ils ne se rencontreront jamais.

En faisant au contraire une simple abstraction,on voit tout de suite qu’il y a deux personnesdans un intendant militaire, dont l’une, le gardiendu trésor , est indépendante ; l’autre, au contraire,l’intendant des besoins , le chef de l’administra-tion d’une division , d’un corps d’armée, d’unearmée, est, en cette qualité, dépendant du com-mandement, comme le sont les ingénieurs et lesartilleurs, de la même manière, ni plus, ni moins ;c’est-à-dire que l’ordre étant donné par le géné-ral de procurer à l’armée telle ou telle fourniture,