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Tome deuxième.
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DE LA SUBORDINATION.

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L’autorité , au contraire, c’est ce qui s’adresse àla raison ■; ce qui détermine la volonté plutôt quece qui la contraint. Quiconque s’adresse à la raison,et parle au nom des lois, exerce donc l’autorité.C’est dans cet esprit que Montesquieu dit quelquepart : «Ceux qui.ont cessé de craindre le pouvoir» peuvent encore respecter l’autorité. ;»

Ainsi, dans le commandement militaire / onexerce le pouvoir ; dans toutes les autres fonctionson exerce l’autorité.

Il importe beaucoup de convenir de ce premierpoint; et il y a de grands inconvéniens à lé né-gliger.

Supposez que,faute d’avoir établi ceS différences,un officier, qui a incontestablement le droit decommandement sur ses subalternes, méconnaisse,dans certaines occasions, la nature du pouvoiren vertu duquel il agit; qu’il prescrive des actionscondamnables ; qu’il intervienne avec violencedans les actes de la justice et de l’administration{je ne parlerai pour le moment que de cette, der-nière circonstance). Qu’arrive-t-il ? le subordonnécroit ses intérêts lésés, il en fait l’observation res-pectueuse à son chef; celui-ci, dominé par l’idéede l’obéissance passive, croit cette obéissance en-freinte, il punit et passe outre. La même circons-tance se reproduit, et l’on punit encore. Bientôt deshommes qui vivent dans la plus étroite commu-nauté s’éclairent ; la loi naturelle s’explique, l’in-justice est reconnue, les murmures s’ensuivent,la désobéissance éclate. Cependant, nos préjugés