DE LA SUBORDINATION.
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hommes qui dans leur service militaire peuventdélibérer, et ne sont pas tenus à l’obéissance pas-sive : tels sont les gendarmes. Assermenté devantles tribunaux , comme les gardes champêtres, leshuissiers et autres officiers appelés ministériels,chaque gendarme est un être isolé, qui est censétoujoursagir individuellement.On donnedes chefsaux gendarmes, parce que toute réunion d’indi-vidus en réclame ; mais le devoir du gendarmeest tracé par les lois. Que si, obligé de réclamerl’appui de laforce d’un certain nombre des siens, ilobéit alors à un chef, ce chef lui-même se substitueau gendarme, et ne peut agir ni faire agir hors deslimites de la loi. Ainsi, un officier de gendar-merie ou un simple gendarme , qui entrerait denuit dans la maison d’un citoyen, sans être appelé,serait punissable , et l’ordre de son chef, ou laréquisition de l’autorité ne le couvrirait pas plusqu’un percepteur ne serait couvert par l’ordred’unpréfet, s’il était attaqué pour un recouvrementillégal.
Le soldat de ligne , au contraire , appuyant legendarme, ne serait point responsable, et il de-vrait suivre son chef quand celui-ci aurait accordémain-forte à la gendarmerie ou à l’autorité civile.
Ainsi, voilà des militaires qui ne sont pas tenusà l’obéissance passive, même dans leur action sousles armes ; cela semble inconcevable , et pour-quoi ? parce qu’on néglige de considérer que legendarme n’est, pas un soldat.
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