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Tome deuxième.
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194 RÉGIME INTERNE.

la journée, fait ordinairement un article à part, etun article formel, des ordres de circonstance.

Autrefois, on faisait connaître les règles locales,par la publication de ce qu’on appelait les bans ;et l’on en prenait occasion de rappeler aussi lesrègles communes. Cette coutume était bonne.Ainsi, à l’arrivée d’une troupe,le commissaire desguerres publiait sous le nom de bans , et devantle front du régiment, une sorte de réglement surla police de la garnison, du camp ou du canton-nement.

Il faisait défense, de par le Roi :

De sortir des limites;

De mettre l’épée à la main dans les limites;

De commettre aucun désordre;

De s’établir ailleurs qu’au logement assigné ;

D’entrer dans les jardins et autres lieux fer-més; ,

D’y fourrager, d’y couper des arbres;

D’aller au-devant des marchands, et d’acheterailleurs qu’au marché (i);

De rien exiger de son hôte au-delà d’un lit pourdeux hommes, d’une place au feu et à la chandelle.

Les anciennes ordonnances défendaient non-seu-lement de rien exiger de plus, mais encore de rienaccepter. Les mêmes défenses étaient faites auxofficiers, à peine de concussion, et aussi à peine

(i) Sous peines des verges. (Ordonnance du 25 juin 1750 ,art. 545.