DE LA. SUBORDINATION. 1 ()£>
d’être responsables des dommages causés par leurssoldats (i).
Il était ordonné aux habitans, par une semblablepublication, de dénoncer sur-le-champ les abus,les désordres, les vexations. Il leur était défendu defaire crédit.
Au départ de la troupe, une nouvelle publica-tion provoquait les plaintes, et ce n’était quevingt-quatre heures après cette publication queles officiers municipaux, ne recevant aucune ré-clamation, accordaient le certificat de bien-vivre.
Les bans publiés dans les camps, contenaient deplus, la défense de proférer certaines paroles tellesque celles-ci : arrête , halte , marche , alerte. Ilscontenaient des défenses sur la chasse, la pèche,les jeux ; la défense de rien prendre dans lesmaisons, et sur les terres voisines, de cueillir fruitsou herbages, etc.
Les bans sont en désuétude, mais ils ne sontpoint abolis; le réglement de campagne, éditionde Schonbruun, titre 5, article 9 , en prescrit ourappelle l’usage; et je crois qu’il faut les rétablir.Je voudrais porter les précautions encore plusloin. Toujours un détachement devrait avoir entête de son livret un extrait des devoirs de latroupe; il en serait de même pour les indivi-
(1) L’ordonnance du 25 juin 1750, art. 37, et particulière-ment les art. 66 et 67 de cette même ordonnance, condamnaità tenir prison tout officier qui se logeait sans billet; de mêmeque celui qui insultait les officiers municipaux.