DE LA SUBORDINATION.
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chez un peuple corrompu, ou facilement corrup-tible, et l’on devrait tout faire pour la rendrerespectable ; c’est un moyen de discipline qu’on11e saurait négliger.
Des autres Devoirs moraux.
Si celui qui a le droit d’exiger l’accomplisse-ment des devoirs, les a bien fait connaître à chacunde ceux que ces devoirs obligent; et s’il a donnél’exemple en même temps que le précepte, la su-bordination n’aura rien laissé à désirer.
Mais en quoi consistera l’exemple à donner ?
Je l’ai dit en commençant ce chapitre : dignité,sagesse, modération, fermeté, telles sont les ha-bitudes d’où résulte le bon exemple. Or, 011 peutdire qu’en général, tout homme en évidence doitse connaître lui-même, s-’aHacher à contenir sespenchans défectueux, et, à se contraindre auxpratiques honnêtes; faire , en un mot, tout ce quiest bienséant et décent, et ne rien faire qui ne lesoit. Ces devoirs prennent une gravité propor-tionnelle au point d’élévation où chacun est placé.
J’ajouterai la bienveillance, et même la bien-faisance, comme des pratiques indispensables dansl’état militaire.
Ces sortes de devoirs peuvent être recom-mandés par une Instruction , soit qu’elle émane dugouvernement, ou de l’état-major de l’armée, oudu chef de chaque régiment. Ce qu’il y a de cer-tain, c’est que vainement on compterait sur l’édu-