398 RÉGIME INTERNE.
talion de l’enfance , sur celle de l’adolescence , etsur l’heureux naturel des hommes; il sera toujoursutile de rappeler à ceux qui vivent dans l’état mi-litaire, les principaux préceptes de la morale,comme cela se pratique pour les hommes quirestent dans la société civile; et ce serait uneerreur de croire que la présence d’un aumônierrépondît à tout : des sermons ne suffisent pas à desmilitaires ; il faut leuradresser des ordres bien faits,et leur donner des règles de conduite bien tracées.
Ainsi, par exemple, on peut dire à des officiers,à des sous-officiers, qu’il y a une dignité propreà chaque état, et que la conservation de cettedignité exige qu’011 fasse de certaines actions,qu’on s’abstienne de certaines autres ; que la di-gnité se conserve en mesurant ses actions, sesgestes, ses paroles, avec autant de soin que saconduite. Ne parler qu’après avoir pensé, ne direque ce qu’il faut, dire tout ce qu’il faut, le direcomme il faut, en termes propres et à la portéede ceux à qui l’on parle; accompagner les parolesd’un geste décent et d’un maintien réservé ; sou-tenir les ordres que l’on donne d’un ton de voixet d’une attitude assurés ; montrer par cette assu-rance que l’esprit a précédé la parole, et quechaque parole a un sens positif, qu’il n’y a ainsirien à changer, rien à répliquer; paraître toutesles fois que le devoir l’exige, et ne point paraîtresans nécessité : toutes ces choses sont autant demoyens d’acquérir ou de conserver la considéra-tion qui dispose les autres à l’obéissance. Je ne