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DE LA. SUBORDINATION. IQIJ
parle pas des bonnes mœurs et du savoir , sanslesquels ce qu’on prendrait pour de la dignité,ne serait que bouffisure et affectation.
Après la dignité, la sagesse est d’une haute im-portance , de la part d’un chef. Et la sagesse secompose de ces trois vertus : la prudence, la tem-pérance, la modération,
La fermeté, vertu de tous les instans, doit êtredistinguée de l’opiniâtreté, de l’entêtement, vicesdes petits esprits et des mauvais caractères;l’homme ferme se défiera aussi de la présomption :il est beau de paraître ignorer ce qu’on ne sait pas,et d’honorer ceux qui savent; de recourir à eux,de les consulter, de ne jamais compromettre sadignité par aucune apparence trompeuse.
L’équité se recommande d’elle-même.
Celui qui exerce une autorité supérieure à la-quelle les faibles peuvent avoir recours, ne man-quera point à la fermeté nécessaire à la discipline,en donnant raison à qui a raison. Parle contraire,il ne fait qu’ajouter un tort à un tort, et semer dumécontentement sur du mécontentement, sansrendre plus respectable celui qu’il a cru faire res-pecter.
La bienveillance, ce lien de la société humaine,est ensuite indispensable dans l’état militaire, etnon-seulement elle doit être dans le cœur, maisencore se montrer sur le visage, et la bienfaisancedoit la suivre; ainsi, hors du service, hors desdevoirs prescrits, l’inférieur doit trouver dans sonsupérieur, un appui, un conseil, un ami.