DE LA. SUBORDINATION. 20 7
est une famille plus nombreuse ; une armée, estune famille plus grande encore ; l’armée entière dumême pays est la famille de l’état au sein de lagrande famille : toutes ces familles auront l’espritde corps désirable, si l’on fait ce qu’il convientpour le leur inspirer. Que l’on recueille soigneu-sement les faits glorieux pour toute l’armée, lesfaits glorieux en particulier pour une armée, pourun régiment ,pour une compagnie, pour une cor-poration ; voilà les ancêtres de la famille, ceux quirecommandent à tous les descendans, non-seule-ment de leur ressembler, mais de les surpasser.Si l’administration de l’armée, du corps d’armée,du régiment est attentive et exacte, l’ordre de lamaison assure à tous les enfans qu’ils n’ont à crain-dre ni la misère, ni les privations; si la disciplineest ferme, la justice et l’égalité la feront trouverdouce, et chacun obéira. Si l’instruction est di-rigée suivant des do'ctrines fixes et d’après l’exem-ple de pratiques liabiles , chacun, plus capable dese distinguer, se distinguera davantage, et aug-mentera encore la gloire du corps. La police etla justice devront encore être attentives; maiselles auront bien peu à s’exercer, car chacun ferapar affection pour le corps , et par attachementpour ses membres , ce que n’eussent obtenu niles surveillans, ni les chefs, ni les juges; et qui-conque viendra s’aggréger à la famille, en pren-dra l’esprit, en respirant le même air qu’elle. Cetesprit de corps produira des merveilles ; et il y a