ri'gime interne.
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il 11c donne jamais comme une maxime constanteà personne, pas même à son Prince, le conseil dediviser pour régner lorsqu’il s’agit des citoyens , oudes défenseurs de l’état : ce grand politique seraitplus favorable que contraire à l’esprit de corps,moyen de gouvernement dans lequel, en effet, lesavantages surpassent de beaucoup les inconvé-niens.
Ainsi, loin de combattre l’esprit de corps àcause de ses inconvéniens, il faut le conserver oule faire naître, le propager et s’en approprier lesavantages, en tâchant d’en régler les effets et d’endiminuer les dangers. Les actes du gouverne-ment, les actions et les discours des chefs , toutdoit tendre à former les liens de l’esprit de corpsou à les, resserrer. Pour y parvenir, il sembleraitqu’il suffit d’exalter les vertus que l’on veut intro-duire, et d’honorer les hommes qui les ont prati-quées ; de proscrire et poursuivre les vices oppo-sés à ces vertus, et les hommes qui en sontatteints: il y a d’autres conditions encore pourque l’esprit de corps naisse et se perpétue.
Qu’est-ce que l’esprit de corps? c’est l’esprit defamille. Quels sont les liens qui unissent fortementla famille ? le nom, la gloire, les vertus des an-cêtres, l’ordre et la discipline de la maison, lesbo unes doctrines sur l’éducation , la vigilance desparens à foire observer la règle, leur équité à ré-compenser ou à punir. Un régiment n’est pas autrechose qu’une grande famille; une division d’armée