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Tome deuxième.
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aa6 DÉ L ETAl' DES MiLFÏAIRÉS.

soldat et de l’officier pour toute leur vie, s’est

étendu aux besoins de la famille.

On a fait un pareil traitement, dans d’autrespays, aux individus de toutes les classes qui, ense vouant au service militaite^renonçaient, par lefait, à toute autre profession.

- Mais, le plus souvent, les^armées ont été*for-mées par le service tempajàitfé dé toüs les* ■ ci-toyens; dàhs ces sortes dé puys^ ^’^st particulière-ment depuis que la tactique est devenue tYft gr&ndart, que quelques militaires se Sont eonsaetés pôttrtoujours ait service, tandis que ! léplus grand nom-bre ne fait que prêter momentanément le Secoursde ses bras. . * .= . j <

Parmi les peuples chez qui cet ordre de chosess’est établi, les uns ont pris soin de la famille, enmême temps que de l’individu militaire ; d’autresont considéré seulement comme un dés premiersdevoirs de l’état, l’obligation dé pourvoir auj^be-soins de Tindividu pendant toute sa vie. La plu-part des peuples anciens eurent un tout autre ré-gime que ces derniers. Les Egyptiens eurent uneclasse de militaires, comme ils avaient une classede prêtres, dotées l’une et l’autre aux dépens del’état. « L’indigence ainsi ne pouvait lés éloi-» gner du service militaire, car la prévoyance» des lois ne permettait pas aux guerriers de la» craindre (1). »

(t) M. Pastoret, Traité de législation.