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Tome deuxième.
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de l’état des militaires. a/jS

possession de certains grades, soit une véritablepropriété, variable seulement dans sa valeur. Ilfaudrait alors considérer comme sujette à révi-sion, l’ordonnance du 5 février i8a3, qui est tun peu plus libérale que le décret de Kœnisberg ,mais qui n’est point encore en rapport avec leslois antérieures, et qui est contraire au principede l’état à vie.

Maintenant, une question se présente: commentse fait-il que la loi du io mars 1818 , sur le recrutement, où l’on n’avait qu’un mot à dire pourconfirmer les différentes dispositions de nos loisantérieures, et de nos anciennes ordonnances surl’ét.at des militaires, et qui, en consacrant l’état àvie, donnait un si grand encouragement aux mili-taires, n’ait pas prononcé ce mot? Cette questionest fort embarrassante, et je ne sais comment yrépondre. Vous dirai-je que le législateur ait jugéla chose si fort incontestable, qu’il ait cru pou-voir négliger de s’expliquer, ou faudra-t-il cher-cher d’autres motifs? La loi, sans doute, est l’œuvredes plus sages; mais quelquefois la loi, comme lesoracles, ne dit pas tout; pourrait-elle aussi n’avoirrien négligé? je n’ose pas rappeler à ce sujet ceque disait le chancelier Oxenstiern à® son fils.Mais, combien de'principes des choses, et qu’ilme soit permis de le dire, des choses militaires,demeurent méconnus, négligés,et sont quelque-fois outragés, parce que les commentaires les obs-curcissent, ou qu’ils sont étouffés sous un amasd’articles parasites; peut-être aussi parce qu’ils de-