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sa propre cause, et qu’il irrite tous les amours-propres : les rivalités, les défections n’ont eü sou-vent pour origine, qu’un simple passe-droit.Heureux les pays, heureuses les armées,heureuxles gouvernemens,heureux les ministres,heureuxles individus, lorsque la loi établit la règle inva-riable de l’avancement.
L’avancement, chez nous, est fixé parla loidu i o mars 1818, titre YI, et cette loi est expliquéepar l’ordonnance du 2 août de la même année.
Ce titre VI delà loi qui forme aujourd’hui la basede notre code de l’avancement, a été vivementcontroversé, et il y a peut-être encore beaucoupde personnes dont l’opinion le repousse commeinutile, ou le réprouve comme attentatoire auxdroits de la couronne. Les avis sur ce point, ainsique sur beaucoup d’autres, sont en effet partagés :parmi les hommes qui, par leur naissance ou parleur position, approchent des marches du trône,il y en a qui sont disposés à laisser une grandelatitude de pouvoir au prince, dont les regardstombent journellement sur eux. Pour les autres,las de dire à chaque injustice : Si le Roi le sa-vait, ils veulent des règles fixes , et ce besoin,qui est passé de l’esprit des gens éclairés, dans lebon sens populaire, est devenu une affaire de sen-timent.
Enfin, siles militaires ne demandaient pasuneloipour régler cette partie de leurs droits, le ministredispensateur des emplois, s’empresserait de la ré-clamer pour lui-même, comme une barrière né-