DE L’AVANCEMENT. 2^5
aucune arme, et tout capitaine est traité commeun autre capitaine, à l’instar de ce qui se pra-tique pour les colonels et autres officiers nonclassés.
Voilà l’état des choses; il est, comme on voit,un peu bizarre.
On comprend assez mal aisément, en effet, qu’ily ait besoin d’une commission ministérielle pourélever un capitaine en second au grade de capi-taine-commandant, dans la cavalerie, l’artillerieelle génie, et qu’on monte de l’une à Tautte - classe,dans l’infanterie, sans aucune autre formalité quela reconnaissance de l’ancienneté. On conçoitaussi difficilement qu’il y ait des signes distinctifsdans une arme, et point dans l’autre, pour lescapitaines, et qu’il n’y en ait pour les lieutenansdans aucun cas.
On se demande encore, si un homme pourvudu brevet de capitaine-commandant, peut dé-cheoir, comme on fait décheoir le capitaine d’in-fanterie qui, à tort, s’est trouvé élevé à la pre-mière classe.
Il importe, je crois, d’arrêter la divergence desidées sur les classes, et de réduire le sens de cemot à une seule idée : la classe est le rang d’an-cienneté dans un grade. Mais il faut formellementtransformer en grades les classes dans certainscorps, comme cela a eu lieu long-temps pouT lesofficiers de santé.
Au reste, il y a question de savoir si cet échelon,que l’on appelle classe, est réellement bien né-