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Tome cinquième.
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g6 de l’économie politique.

les moyens; et c’étaient précisément ces condi-tions essentielles de toute richesse : la liberté etla propriété, qui, sans cesse invoquées par les éco-nomistes, suscitaient un grand nombre d’oppo-sans à l’économie politique, retardaient ses pro-grès et centuplaient les volumes.

Quand on parvenait à tomber d’accord sur lespremiers principes de la richesse, on différait desentiment dans les applications : nouveaux sujetsde disputes.

Sully et Colbert , qui ont tant fait pour la pros-périté des peuples, étaient eux-mêmes assez loinde se trouver du même sentiment: l’un, en favo-risant , en créant pour ainsi dire l’agriculture, l’au-tre , en introduisant parmi nous l’industrie, nousavaient, sans contredit, indiqué les sources desrichesses; mais, exclusifs tous deux, leurs systè-mes pouvaient se nuire : réunis, ils complétaientl’économie française. Les heureux essais de cesdeux grands hommes, quoique isolés, avaient eude beaux résultats, et ils devaient avoir une grandeautorité. On se rappelait l’épargne que le premieravait amassée, et les dépenses auxquelles le secondavait fourni; chacun, ainsi, trouvait des appuispour une opinion opposée.

Si l’on jetait un regard à l’extérieur, l’état flo-rissant des républiques d’Italie et des villes an-séatiques , des Provinces-Unies, des Iles Britan-niques , de la Ligue helvétique,faisaient l’apologiede l’industrie. Les partisans exclusifs de l’agricul-ture, de leur côté, ne manquaient pas de raison-