gS DF. l’économie politique.
mistes proclamaient des doctrines qui ne sup-portaient pas l’épreuve. Demandant tantôt à laGrèce, et tantôt à la Chine , le modèle d’unbon gouvernement, ou imaginant des institu-tions pour un monde idéal; en un mot, pres-que toujours au-delà du but, ils laissaient enchemin leurs plus zélés prosélytes, et ils ef-frayaient les autres. Incessamment noyés dans levague des théories, au heu de faire des expérien-ces sur les améliorations possibles, et de mettre enévidence les bonnes pratiques, ils ne donnaientaux esprits aucune direction déterminée. Le vérita-ble point, ce point où se trouve le bien, et au-delà duquel le mal commence ; ce point impor-tant semblait toujours les fuir, et, quand le peuplele sentait, ou quand les hommes publics finissaientpar l’apercevoir, il se dérobait encore aux yeuxdes économistes. Le caractère personnel de quel-ques-uns d’entre eux, ajoutait aussi au discréditdes doctrines; l’ami des' hommes tyrannisait sa fa-mille, et plus d’un défenseur des peuples, étaitun véritable despote dans ses domaines.
Au milieu d'un dédale d’écrits, et au plus fortdes débats sur des questions économiques , unspirituel Italien badina sur les sujets les plus gra-ves de la dispute flagrante ; et, châtiant les Fran-çais, comme Molière , en riant, il prouva qu’enéconomie politique toutes les idées absolues étaientextravagantes ; qu’il n’y avait de positif, en cettematière, que ce qui était spécial, que ce qui étaitrelatif à un pays, et à des circonstances détermi-