de l’économie politique. * ia5de les satisfaire. Elle est ainsi une source conti-nuelle de jouissances. Par elle, l’homme vit plusheureux ; il connaît mieux les douceurs de la vie;il prend plus de soin de sa santé, et, sous ce rap-port , l’industrie tend à la conservation des hom-mes, après avoir favorisé leur multiplication. Ellen’est pas seulement la cause du perfectionne-ment des arts, de l’accroissement des produc-tions, par conséquent des jouissances; elle sertencore de lien entre les membres de la grandefamille. Les hommes vivent d’autant plus isolés,qu’ils sont moins industrieux; c’est pourquoi il ya moins d’esprit public chez les peuples agricul-teurs, que chez les peuples manufacturiers. Lasociabilité est, en effet, d’autant plus grande ,que l’industrie est plus étendue. Les hommesse rapprochent davantage, en raison d’une mul-titude de nouveaux intérêts. Le génie s’exalte parles communications fréquentes, par le contactperpétuel, et les inventions se multiplient. Aprèsavoir produit pour la nécessité, on produira pourla fantaisie ; la fantaisie satisfaite est une cause deplaisir; le plaisir amène la gaîté, la gaîté labonté, les mœurs s’adoucissent, et la civilisa-tion s’avance. A la vérité, les besoins s’accrois-sent : ce qui était hier objet de luxe, est au-jourd’hui objet de première nécessité; et bien-tôt la production devient insuffisante. Alors,aux bras naturels, on ajoute des bras artificiels,des agens multiplicateurs, des machines; etl’homme, d’ouvrier qu’il était, devient conducteur
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