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de travaux; son esprit s’étend, sa sphère s’agran-dit, sa richesse s’augmente, les fils surpassent lepère, et voilà de nouveaux citoyens. Dans unetelle société, il ne faut qu’un peu de justice pourrégner paisiblement; et il est certain que lemaintien de l’industrie, c’est le maintien de latranquillité. Malheureusement, quelquefois, c’estla sanction de la servitude. Mais, pour des vain-queurs, il est toujours heureux de trouver les peu-ples dans cette disposition. La sécurité de l’armées’y trouve intéressée ; les hommes industrieux,plus sociables que les autres, sont plus raisonneurspeut-être; mais ils sont plus dociles, car leur in-térêt les contient , lorsque la passion les con-seille.
Si les manufactures retirent de l’agriculture lesmatières premières dont elles ont besoin, l’agri-culture, à son tour, attend du travail manufac-turier ses plus grandes consommations, par con-séquent, ses bénéfices les plus certains, et tousses moyens d’exploitation. Il y a, entre ces in-dustries, un échange constant'de services. L’in-dustrieux a recours sans cesse au cultivateur y et lecultivateur a un besoin indispensable de l’hommeindustrieux. Ils font un continuel échange desproductions de la terre , contre celles des arts. Laclasse industrieuse remplit les villes; la classe agri-cole peuple les campagnes; les campagnes nour-rissent les villes, et les villes fournissent à unemultitude de besoins de l’habitant des champs.Otez l’industrie, vous détruirez les villes; ôtez les