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Tome cinquième.
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de l’économie politique. i 45

nominales, et des erreurs oiseuses de l’arithmé-tique politique. C’est la livre-de Troyes , dont uneonce est la douzième partie, qui sert d’unité decompte dans les grands comptoirs.

La monnaie s’échange donc de peuple à peu-ple, en masse de poids et titre (i). Mais de telséchanges seraient trop longs dans des transac-tions très-fréquentes , si ces masses avaient besoind’être chaque fois vérifiées. Pour prévenir cettedifficulté qui renaîtrait sans cesse , les gouverne-mens font eux-mêmes cette vérification, une foispour toutes. Une empreinte qu’ils donnent à lapièce (2), est le certificat de sa valeur ( titre etpoids), et l’accrédite parmi les citoyens ( 3 ).

Ce monnoyage, chose si utile, a été quelquefois

(1) En Hollandel’argent se pèse en sacs de 100 marcs; enFrance , on pesait autrefois en sacs de 1,200 francs.

(2) Cette empreinte est ordinairement celle des armes duprince ou de la république,

( 3 ) La pièce de monnaie mêlée d’un peu d’alliage, nécessaireà la solidité du métal, est, en France , de 9 parties de fin, et dei/io e d’alliage; cette petite réduction de i/io e de l'a valeur in-trinsèque est compensée par la valeur de façon, et la pièce est,avec le lingot, dans le rapport de 200 à 198; c’est-à-dire quela monnaie perd un pour cent. Les étrangers la prennent prixpour prix, parce qu’ils en ont quelquefois vérifié la valeur ; ilsl’emploieraient à d’autres usages, si elle était pure; ils nous larendent, parce qu’ils obtiennent chez nous plus de valeur,moyennant ce métal façonné, qu’ils n’en auraient ailleurs pourla même quantité en lingots purs.

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