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Tome cinquième.
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DE L’ÉC0iV03IIE POLITIQUE. iq3

en Lombardie , un archiduc et un commissairespécial, assistés d’un conseil de régence, pour l'ad-ministration proprement dite, et d’un sénat, pourla justice. A Milan , un corps de ville, avec desconseillers, quelquefois appelés de ce nom, quel-quefois de celui de syndics, ou de celui de décu-rions , régissaient la ville et la province. Le gou-vernement militaire s’élevait sur le tout. Chaqueville, soit à l’imitation de Milan , soit d’après lesanciennes coutumes, avait, sous des dénomina-tions différentes, son corps de ville, formant enquelque sorte son gouvernement, et régnant surun certain territoire; les villages, euK-mêraes,quoique sous le patronage des villes, avaient leuradministration municipale, présidée par un syn-dic. Il n’y avait plus de féodalité depuis long-temps dans l’Italie septentrionale, et c’est ce quiexplique la richesse, et la magnificence de ces villeset villages ; toutefois, il y avait bien peu d’indus-trie; aussi ne voyait-on que deux classes aisées,les grands propriétaires et les fermiers : les uns etles autres, quoique assez chargés d’impôts directset indirects, sous toutes sortes de dénominations,respiraient et vivaient, grâces à l’extrême fécon-dité de leur sol et à la position de leur pays, enquelque sorte péninsulaire. Les impôts étaient as-sis et perçus selon six systèmes différens.

Le même défaut d’unité se faisait remarquerdans les états voisins ; on comptait, dans le seul du-ché de Parme , quatre systèmes différens d’impôtset d’administration , il en était de meme de Modène

o.