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Tome cinquième.
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iqZf. de ^économie politique.

et des légations. Celles-ci, cependant, participaientun peu à l’uniformité du gouvernement papal; maischaque ville, comme en Lombardie , conservait sesprivilèges, moyennant qu’elle obéissait, ici à unlégat, et là, à un gouverneur allemand et plusanciennement à un espagnol ; tous ceux qui s’é-taient disputé ce beau pays étaient parvenus à l’as-sujétir en le flattant; chaque dominateur semblaitfavoriser la liberté des villes, quoiqu’il ne fit qu’enconsacrer l’isolement et consolider la servitude.

Avec une telle administration, on trouvait àchaque pas, des douanes, des péages, des mon-naies, des poids, des mesures, des lois de policeet de commerce qui effarouchaient le commerceet bannissaient l’industrie d’un pays, qui, par sesfleuves et ses grandes communications, semblaitdevoir naturaliser chez lui tous les élémens de larichesse. Gênes , Livourne et Venise faisaient latraite des grains, du riz et des soies de ce beaupays, et leur apportaient en échange les marchan-dises fabriquées par les Anglais et les Français .

Il y avait un peu plus d’unité, un peu plus d’es-prit d’état dans les domaines de Venise , et quoi-que les Vénitiens eussent fait leurs acquisitionsen Terre-ferme, de la même manière, et aux mê-mes conditions que les Allemands, les Espagnols ,et le Pape, ils avaient donné plus d’homogénéitéà leur gouvernement ; les administrations desvilles étaient assez généralement bornées à la po-lice municipale, les provéditeurs et podestats, pa-triciens de Venise , accompagnés de soldats escla-