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Tome cinquième.
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206 de l’économie politique.

à Naples des changemens trop considérables ettrop violens, pour être fortement appuyée : la po-pulace n’en voulait pas, la noblesse ne s’en sou-ciait pas, la classe intermédiaire était partagée ;dans cet état de division des esprits, la puissancedes Français dût être dictatoriale, et Michel , lechef des lazzaronis , fut le chef de ses licteurs.

Ce régime provisoire eut son terme; la guerre,qui l’avait enfanté, le détruisit. Naples retournasous la domination de ses anciens maîtres, etune nouvelle guerre nous livra de nouveau lepays.

La monarchie mixte, que la seconde conquêtey porta, pouvait seule concilier les divers in-térêts , et l’expérience prouva que ceux qui l’yavaient importée, avaient deviné juste. Dans peud’années le royaume de Naples avait pris un toutautre aspect : l’industrie s’était introduite dans laville, elle se glissait dans les provinces, et l’oisi-veté diminuait ; l’administration française avectout le cortège de ses agences utiles, et de sessociétés savantes, avait, sauf quelques modifica-tions, succédé à des cours de justice, et à desgouverneurs seigneuriaux ou royaux. Tout pre-nait une vie nouvelle; les bras se familiarisaientavec le travail, le brigandage détruit, les commu-nications ouvertes, les peuples se connaissant etse confondant dans l’union commune, l’agricul-ture envahissant sur les plages, les volcans ; les ma-nufactures s’établissant insensiblement partout,l’instruction se répandant chez un peuple spiri-