df. lVîconomie politique. aoy
tuel, mais indolent ; la religion gagnant tout cequ’on arrachait à la superstition ; l’impôt plus fortpeut-être, mais plus égal, plus proportionnel (i);une perception infiniment plus économique, quoi-t que plus chère en apparence : tout cela était l’ou-vrage d’une administration qui régnait par des loiséprouvées, mais accommodées aux habitudes loca-les ; ces lois, établies suivant un système fixe, étaientfavorables à la propriété, à l’industrie, et conser-vatrices des fruits du travail ; l’administration elle-même n’était point ennemie des hautes classes,point timide devant la multitude; elle était justeenvers toutes. C’était l’administration française ac-tuelle , moins les améliorations que le temps depaix, et le progrès des lumières, ont successive-ment apportées chez nous.
Je ne sais s’il est resté quelques traces de ce ré-gime dans le royaume de Naples , depuis que le ré-gime précédent a repris son empire. Des ministresgouvernent sous un roi qui domine sur des sei-gneurs à peu près souverains dans leurs terres,et sur un certain nombre de villes et communesroyales. Des conseils aident les ministres : telssont le tribunal royal de la cour suprême , le col-lège des finances, le tribunal de la junte, le con-sistoire , le collège des présides. J^es autorités desprovinces sont les mêmes qu’autrefois ; savoir : des
(i) En. 1799, les Napolitains payaient encore l’imjjôt de laNave abbruciata , vaisseau brûlé au 16 e siècle.