de l’économie politique. aog
sommes désabusés a cet égard ; car nous savonsque l’argent n’a par lui-même que sa valeur demarchandise, et que chaque pays ne conserve decette marchandise, ainsi que de toute autre, quela quantité qui lui est nécessaire. Or, les peuplesn’ont de l’argent en monnaie que pour une va-leur égale au tiers ou au quart de leur revenu, etils ne s’en servent que pour les petits échanges; lecommerce se faisant en grand par le moyen de cesbillets de confiance, que nous connaissons sous ladésignation d’effets de banque ou lettres de change.
On conçoit donc que les Hollandais étaient loind’avoir autant d’argent que nous, et que les ban-quiers d’Amsterdam ne possédaient pas plus devaleurs qimnos négocians et manufacturiers fran-çais réunis; mais la masse de celles-ci était inertepar la faute de l’administration française ; l’autreétait active par la vertu de l’administration hol-landaise. Que, si le commerce hollandais , fut uninstant moins florissant à cause de la guerre, il sesoutenait dans un état de médiocrité ; arrêté surun chemin, il paraissait sur un autre ; les ayanttous fréquentés, aucun ne lui était inconnu, etle mouvement de ses échanges , quoiqu’un peulanguissant, entretenant encore la fortune ac-quise, mettait la Hollande en état de suppor-ter , avec ses propres charges, celles de la puis-sance à laquelle elle se trouvait associée ; tandisque la France ne pouvait pas supporter les siennes.
Personne n’ignore jusqu’où fut portée la pros-périté hollandaise; tout le monde connaît l’indus-5 .