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I)E I.’ÉCO^CEMIE POLITIQUE.
trie de ce peuple patient et laborieux, et chacuna pris une idée de sa richesse. Les Hollandais,après une longue guerre et après leurs pertes ma-ritimes , sont encore les banquiers de l’Europe .Ces peuples, il est vrai, payent des impôts exor-bitans ; et c’est d’eux, d’abord, des Anglais en-suite, qu’on a dit que l’homme achète l’air qu’ilrespire; mais tout le monde, en Hollande, trouveà vivre du produit de son travail.
Quand on s’est fait une idée des véritables ri-chesses de la Hollande, ou du commerce de cepays, c’est tomber dans les détails, que de parlerdes productions de son agriculture et de son in-dustrie : ses polders lui donnent des grains et desbestiaux, ses villes sont remplies de manufactu-res, et ce n’est là qu’une petite partie de sa fortune.La ville d’Amsterdam était le grand marché dumonde , avant que Londres l’eut partagé avec elle.La vivacité des échanges qui se faisaient par l’en-tremise des Hollandais , apportait à ce pays desbénéfices immenses, qui, convertis en capitaux,venaient au secours des producteurs et des con-sommateurs de tous les pays, et rapportaient denouveaux bénéfices aux Hollandais.
Avec de tels moyens, on possède ce qui croîtet se fabrique dans les quatre parties du monde;il n’y avait donc rien qu’on ne pût obtenir en s’a-dressant à un commissionnaire d’Amsterdam , etc’était là, avec le grand secret de l’économie, ce-lui des Hollandais, quand ils faisaient pour noustant de choses que nous ne savions pas faire.
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