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Tome cinquième.
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3 14 de l’économie politique.

pour annexes de leurs états, des colonies, desmunicipalités, des alliés et des sujets. La con-fédération entière régissait les annexes par lesgouverneurs et baillis qu’elle y entretenait; cha-que canton se gouvernait lui-mème, par un grandconseil, présidé par des avoyers exerçant le pou-voir législatif, et par un sénat ou petit conseilrevêtu du pouvoir exécutif, et présidé par unbourguemestre ; la réunion des députés de cha-que canton formait une diète générale qui devaits’assembler à Bade, mais qui depuis long-tempsne se réunissait plus; Berne exerçait, par prépo-tence, la suzeraineté sur les douze autres can-tons. Les trois plus anciens seulement étaient con-fédérés entre eux et avec les dix autres ; Lucerne 11’était confédéré qu’avec cinq ; ce n’était que pardes liaisons de proche en proche que les treizecantons se trouvaient réellement confédérés. Lescantons pauvres et les sujets étaient généralementfatigués de la domination des canfons riches et*souverains. r

Les Suisses , sans contredit, n’étaient ni heu-reux , ni contens; mais ils étaient loin de vouloirbouleverser leur administration cantonnale. L’ins-titution d’une république à la française, avec undirectoire, indisposa fous les esprits; mécontcnset oisifs, les Suisses coururent aux armes,'et lavaillance française qui échouait à Feldkirek, rl>doublant ses efforts pour surmonter tant d’obs-tacles, avait eu grand besoin de la victoire deZurich .