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DE LÉGONOMIE POLITIQUE.
grande armée du Nord, et nous vîmes long-tempssortir de la Hollande, des armées françaises ma-gnifiquement équipées, sans qu’il prît fantaisieà personne de savoir comment s’opéraient cesprodiges. Le secret n’était pas autre chose quecette belle organisation administrative, que rienne dérangeait en Hollande.
Aujourd’hui, la Hollande et la Belgique sontréunies, et forment le royaume des Pays-Bas, dontl’administration est celle d’une monarchie mixteet d’un gouvernement représentatif, à peu près àl’instar de la France .
Les peuples helvétiques avaient, comme lesHollandais, une administration adaptée aux cir-constances du pays ; par conséquent la seule quileur convînt. Les Français firent la faute de trou-bler l’ordre naturel, l’ordre établi; de réunir, sousun gouvernement uniforme et central, comme ilsl’eussent fait d’un pays de plaine, de petits étatsséparés par des montagnes: ils ne tardèrent pas às’en repentir.
La Suisse, avant l’invasion française , se com-posait de treize cantons confédérés, ayant les Gri-sons pour alliés, dominant sur des préfectures,telles que les bailliages italiens ; protégeant desvilles libres et des principautés , comme Saint-Gall, Neuchâtel, Genève, etc. Les Suisses avaientainsi, en quelque sorte, comme les Romains,