Band 
Tome cinquième.
Seite
294
JPEG-Download
 

2()4 DES impôts, emprunts et réquisitions.gocians et des capitalistes : irez-vous, par mie dan-gereuse inquisition, compromettre les relationsde l’un et les intérêts de famille de l’autre? Plu-sieurs peuples allemands , à peu près tous lespeuples commerçans de l’Allemagne , étaient con-venus de laisser aux individus de ces deux clas-ses le soin de s’imposer eux-mêmes, ou, ce quiest la même chose,la faculté de déclarer leur for-tune (on n’était citoyen, dans les villes libres,et l’on n’est électeur en Angleterre qu’à cette con-dition ). Quand le gouvernement autrichien vou-lut introduire l’industrie dans quelques-uns de sesétats héréditaires, il ne manqua pas d’adopter unesemblable méthode; la Russie en a fait autant; lamesure a réussi partout. Il est concevable , en effet,qu’en mettant à part ce reste de candeur ger-maine qui distingue encore la plupart des peu-ples allemands, le négociant, placé entre le dis-crédit que lui peut occasioner une déclarationatténuée, et le paiement d’un fort impôt, n’hé-site pas à être au moins exact. Ce ne serait quepar un pareil procédé que l’impôt personnel se-rait de quelque profit pour l’état. Autrement,une capitation, est une taxe inégale par sonégalité même, et dont le tarif doit être infini-ment bas pour que la perception soit possible:c’est donc une faible ressource.

L’impôt mobiliaire, basé sur le prix du loyer,ou sur l’intérêt du capital de l’habitation , estpeut-être le seul impôt personnel vraiment utile