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Tome cinquième.
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318
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318 DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS.

Quand l’administrateur, par une sage prévoyan-ce , aura su se rendre maître du temps, il em-ploiera des moyens mieux combinés et plus profi-tables. Il s’adressera à la volonté des capitalistes ;car, c’est à les attirer à soi, et à déterminer leurvolonté, que consiste l’art de l’emprunteur.

Avec un peu d’art et beaucoup de bonne foi,on trouvera donc partout à emprunter ; il ne resteà délibérer que sur le choix des formes de l’em-prunt, et souvent, à la guerre , les circonstancesen décideront. Ainsi, à mesure que les armemensont grandi, l’esprit humain a trouvé des ressourcespour les soutenir; et il est bien vrai qu’avec le cré-dit public, fondé simultanément sur les richessesréelles du propre pays et du pays des autres, onpeut aujourd’hui faire ces grandes choses, pourlesquelles autrefois on avait recours à des sub-sides étrangers, ou à des banques étrangères,quand on avait la sagesse de ne pas ruiner sespeuples par des impôts.

Ce serait, néanmoins, je le répète, une erreurde croire qu’on pût abuser de la facilité des em-prunts. Ils sont généralement un signe de dé-tresse et une calamité; et, s’il y a des circons-tances où il convient d’emprunter, malheur aupays dont les emprunts sont faits au-dehors, etabsorbés pour les besoins du gouvernement, sansprofit pour la masse industrieuse des habitans.

Le succès des Anglais , en ce genre, a consistéen ceci, qu’ils ont su rendre profitables à leurs