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Tome cinquième.
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3a8 DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS,pagnes, les contributions d’avant-gardes avaientcessé d’étre commandées ou autorisées. Si legénéral de l’armée d’Italie les avait tolérées,l’empereur les proscrivit avec la dernière ri-gueur.

II y a, cependant, des circonstances où l’on peutlever des contributions à la pointe de l’épée ; ilest aussi quelquefois juste et politique de punirde certains pays par des contributions plus for-tes ; c’est d’ailleurs un préjugé reçu, qu’il fautépuiser son ennemi pour que, de long-temps, ilne puisse pas recommencer la guerre. J’admetstoutes ces circonstances, et je dis encore que lemeilleur moyen d’arriver au but, c’est d’employerhabilement la théorie des impôts et celle des em-prunts; rien de plus ruineux pour un pays, quece dernier moyen, quand on l’emploie avec unpeu d’excès, et qu’on le pousse à ses dernières li-mites. Il n’y a point de machine plus terriblepour pomper le sang et les sueurs des peuplesqu’on veut exténuer.

Nous n’avons pas besoin de nous prémunir con-tre la violation des propriétés publiques et parti-culières : douanes, postes, monts-de-piété et autreslieux de dépôts plus ou moins sacrés, viola-tions dont quelques hommes imprudens voulu-rent faire, firent même quelquefois de déplora-bles moyens de finances. De telles mesures ne sontpas des impôts, ne sont pas des emprunts; ce sontdes abus, des erreurs, des vols, des causes de