336 DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET REQUISITIONS.
Tout ce qui a une valeur, tout ce qui fait officede valeur, peut et doit être reçu en paiement;car on peut, à son tour, avec ces valeurs ou cessignes, se procurer tout ce dont on a besoin,soit qu’on les négocie ou qu’on les transfère.
On ne sera donc jamais arrêté par le manquede monnaie métallique , et l’on recouvrera entoutes sortes de valeurs les contributions frap-pées en argent. Ce sera l’affaire de la banque detirer le meilleur parti possible de ces valeurs re-présentatives de l’argent.
Ceux à qui cette idée d’une banque paraîtrait unenouveauté, n’ont qu’à jeter un regard en arrière,et ils verront que , sauf quelque différence desnoms et de la manière de faire, c’est par une ban-que que les finances des grandes armées ont étéadministrées dans la dernière guerre.
La première idée d’une banque de guerre, futréalisée, entre les mains de M. Haller, à l’arméed’Italie, quelque temps après qu’il eut quittéle service des vivres ; ce fut la première organi-sation spéciale de l’administration des finances.Il manqua plusieurs choses à cette organisation.D’abord, la banque ne fut point placée sous lamain de l’administration ; en second lieu, ellen’étendit point ses attributions à toute espèce decontributions; elle les borna aux seuls revenus enargent.
L’héritage de M. Haller fut recueilli, en Italie ,par les agens du directoire ; et une nuée de com-missaires civils, vint, au juste désespoir des géné-