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Tome cinquième.
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DES IMPOTS , EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS. 3/|5

pas textuellement la clause qui en eut fait un à-bon-compte sur les contributions du pays; ce futquelquefois une inadvertance ; d’autres fois, on sé-para les contributions en nature, des contribu-tions en argent, pour dissimuler la grandeur dessacrifices qu’on exigeait des peuples. Nous sommesmaintenant assez instruits en économie politi-que , pour concevoir que, prendre les deiiréesd’un peuple, interrompre son travail ainsi queson commerce, et lui demander de l’argent, c’estun acte contraire à toute raison; et que, lorsquenous prétendons nous dissimuler à nous-mêmes,l’énormité des charges imposées, celui qui les sup-porte ne saurait se les dissimuler; nous nous gar-derions bien désormais, le cas échéant, de com-mettre une semblable faute. Ayant à demanderdes secours à un peuple, ou des à-comptés sur sescontributions, nous le frapperions de réquisi-tions, parce qu’il est impossible de ne pas lefaire; mais nous en établirions aussitôt la valeurargent, et nous en accepterions l’imputation sansaucune difficulté.

J'avoue que je préférerais n’avoir point à userde ces réquisitions dont on a tant abusé; et j’an-nonce, sans hésiter, mon opinion contré “le sys-tème des réquisitions, si ce n’est dans les instansde marche et de combats, ou dans tout état vio-lent et précaire; un tel système, continué quel-ques jours seulement, doit conduire une arméeà l’état de la plus affreuse misère. Le moyen deremplacer cette misérable routine est bien sim-