346 DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS.
pie, quand on a pris connaissance de la théoriedes valeurs et du change, et quand on sait qu’ilexiste partout des commerçans. Quiconque a lepouvoir d’enlever les denrées et marchandises el-les-mêmes, a celui d’en obtenir l’équivalent, nousavons vu comment la monnaie métallique pouvait.être représentée par de la monnaie de papier qu’onremet au commerce, et que le commerce ac-crédite par sa signature : nous avons vu qu’ilétait facile d’extraire, non-seulement les produc-tions les plus caçhées dans le pays, mais encorecelles des pays les plus éloignés , pourvu qu’oneût de l’argent, ou des valeurs échangeables,jet des commerçans pour les manier.
Comment, au contraire, a-t-on manqué de toutau milieu de la Saxe et de la Westphalie , dans unede ces années d’abondance extraordinaire quitrouvent tous les greniers insuffisans, tandis que,quinze ans auparavant* une armée sur les côtesde la Ligurie , bloquée par terre et par mer, par-venait à subsister ? c’est qu’on avait d’un côté, lenégociant Haller, les navigateurs Génois et de l’ar-geut ; de l’autre, le système désastreux des réqui-sitions. g. ' ..
Je n’ai pas besoin de dire que des contributionsen argent ont encore l’avantage de répartir éga-lement les charges, d’éviter les dilapidations, etde répandre, sur le pays, un bénéfice commercialqui le soulage un peu du poids de ses tributs.
Ce bénéfice commercial nej se borne pas à l’in-dividu cotnmerçant que vous employez ; il s’étend