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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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i 7 o Comment hausser.

vaiion d’un Mut de ciôture j puilque la Loi autorité l'un &Imite, & que le premier n'a pour ainsi dire jamais Tau dedifficulté, pourquoi souffrir plus impatiemment l'uu que l’au-tre , C'cst aux Propriétaires qui bâtisient à prévoir ces er-haussemens , & a dilpoler leurs batimens.de maniéré qu'ilsne puissent jamais cite entittement obscurcis , toit que leurVoisin veuille bâtir ou élever les Murs de clôture qui les sépa-rent. Il eíl vrai que lorsqu'un Voisin bâtit pour la commoditéou utilité, l’autre souffre plus volontiers l'incommodité qu'ilen reçoit ; parcequ’il sent le profit qui lui en revient ; ce qui esturreelpccede nécessité 5 mais loisqu'il n'éleveque simplement leMur de clôture > il n’y est point contraint par aucun accroisse-ment de profit, & aussi tôt on l’attribué á mauvaise humeur,ce qui peut arriver : inais ce qui aulii peut ne pas être, yayant d'autres motifs que ceux de bâtir qui peuvent être austìlégitimes ; par exemple, ne séroit-il pas itès-incommode d’a-voir une maison voisine de la sienne qui n’auroit qu'une tiès-petite cour , comme de six pieds ( qui est la distance nécessai-re pour avoir des vues droites) dont les Locataires pouiroiencà tous momens par leurs fenêtres jetter leurs eaux , ordures& immondices dans votte cour ; Ce qui leroir très-facile. O11ne pourtoit y parer que par l’exhaullèment du Mut mitoyen.Si l'on a un jardin ou cour voisine d'une autre, est-il gracieuxde ne pouvoir rien faire che^ foi, ni ctre avec aucune personnequi ne vienne à la connoislance de son Voisin ou de sès Loca-taires, soit du premier ou fécond étage,ou des étages supérieurs?D'ailleurs un Propriétaire ou Ion Locataire, ne peut il pas avoirune forte de commerce qu’il ne soit pas bien aise qu'il vienneâ la connoissance de son Voisin , cela pouvant lui faire untrès grand tort r Ou il faut donc que ce Propriétaire ou Lo-cataire renonce à l issage qu'il pourroit faire, ou de fa courou de son jardin , ce qui ne íetoit pas juste , devant être libreà un Propriétaire de faite tel emploi qu’il juge à propos deson héritage. Si une maison étoit occupée par un Marchandde vin , faut-il pour conserver la clarté de cette maison queson Voisin ou ses Locataires soient exposés aux insultes & in-vectives, dont sont capables des buveurs aliénés de sens parles fumées du vin ? II y a nombre d'autres inconvéniens quirésulteroient de l'empêchement de pouvoir élever sur un Murmitoyen de clôture, si la Coutume n'y avoit pas prévit, parArrêt du f. Février i6;8. en l’Audience de la levée: il futjugé en faveur de celui qui avoir fait un rehaussement deMur mitoyen lans avoir eu dessein de bâtir.