,86 Comment hausser.
lt milieu de leur épaisseur fût toujours à plomb, (n)
17. La raison pour laquelle on juge à propos queles murs mitoyens ayent aumoins 1 y. pouces d’épais-leur , est premicicrrient qu’il n’est pas possiblequ’utimur qui elì beaucoup élevé , & qui doit porter Ucharge de deux maisons , puisse être bien construit& liaisomié en une moindre épaisseur, si ce n’estque chaque pierre vu moilon fille tout le parpindu mur. Secondement . comme l’usage est de faireporter les poutres & les solives d'enchevêtrure jus-qu’à la moitié de l’épaisseur du mur mitoyen , Scqu’il arrive souvent que les âtres des cheminées del’autre maison voisine se trouvent être vis-à vis cespoutres & solives , la chaleur du feu pourroitéchauffer le peu d’épaiíseur du mur qui se roi t en-tre- deux, de telle sotte que les bois leroient endanger de s'embraser, comme l’expérience ne lcfait que trop conncître.
18. L'on ne doit point faite de pan de bois nicloison de charpentetie au-lieu de mur mitoyen ,pour séparer deux maisons, quand même elle fe-
(n) La façon de construire un mur mitoyen, souhaitée parM. Desgodets en cet Article > n’tst point en ulage : s’il falloirqu'un mur mitoyen fût astis des deux côtés, & qu’il eût quinzeponets d’épaisseur dans le haut, il faudroit que ce mur eût unegrande épaisseur dans le bas. En observant dans ces murs lefort usité dans les murs de face, qui est ordinairement de quatrelignes par toise . un mur mitoyen qui auroit dix toises de hau-teur , qui est la hauteur ordinaire des maisons de Paris, quiont trois étages, il faudroit que ce mur eût dans le bas vingt& un pouces, huit lignes d’épaisseur, ce qui n’est pas prariqua-ble dans les grandes Villes, vú que les rerreins de la plupartdes maisons sont très serrés & de peu d’étenduë. D'ailleurs,ces murs font bien difíerens des murs de face ; les murs mi-toyens sont entretenus des deux côtés pat les planchers desmaisons, & les murs de face font isolés du côté de la rue jc’est pourquoi, on les éléve a frit pour contiebutter la C bar-ge des bâtimens qui les pousse au vuide.