combattants, un jour de combat. Or, que signifiecette poignée de cavaliers derrière une division( lc neuf mille hommes, qui, rangée sur deuxlignes, occupe au moins un front de 45o toises?L’auteur veut que les généraux d’infanterie s’enservent à l’instant où l’ennemi est rompu, pourtomber avec leurs lances sur les fuyards , et fairedes prisonniers. Tel doit être effectivement le rôlede la cavalerie divisionnaire. Mais quand on faitdonner une division de neuf mille hommes, l’en-nemi ne l’attend qu’autant qu’il est nombreux ;lors même qu’il est rompu, les fuyards sont en-core redoutables par leur nombre, contre unepoiguée de cavaliers. Que peut-on raisonnable-ment attendre de deux cents chevaux, contreune masse de plusieurs bataillons, qui, quoiqueen désordre, auront sans doute à opposer quel-ques compagnies d’élite contre une aussi faiblepoursuite ? 3e n’ignore point qu’on a vu parfoisà la guerre des bataillons entiers jeter les armes,dans leur épouvante, devant quelques cavaliersaudacieux ; mais doit-on fonder une organisationsur des miracles de lâcheté d’un côté, de bra-voure de l’autre?
Que si ce petit nombre de cavaliers est insuf-fisant lorsque la division est en ligne, on aurabien plus encore à regretter son insuffisance,quand elle formera seule une colonne de marche.
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