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Sans autre stimulant que quelques arrêts du conseilrendus en faveur des terrains incultes et du commercedes grains, arrêts dont on ne soupçonnait pas toute lapuissance, et surtout au moyen du prix avantageuxque les grains conservèrent pendant dix années con-sécutives, l'agriculture s’améliora par l’aisance quece prix procura aux propriétaires, et 420 à 450 millearpents de terre sans valeur auparavant furentdéfrichés.
La supériorité de goût et d’élégance et la variétédes formes qui caractérisent les produits de nos ma-nufactures, de nos arts et de nos modes, les firentbientôt préférer par l’étranger à ceux des autres na-tions. Cette prospérité du commerce extérieur aug-menta considérablement la masse du numéraire encirculation en France . Son accroissement fit hausserprogressivement le prix des denrées, et par suite lerevenu des propriétés foncières.
Avec plus de revenu, on se créa plus de besoins;des milliers de foyers nouveaux répandirent lachaleur jusque sur les escaliers des riches. On vitparaître les premiers jardins d’hiver; les serreschaudes se multiplièrent.
Des manufactures en grand nombre furent établies;les maisons des villes et des campagnes furent recons-truites avec plus de propreté, de soin et d’élégance.
Dès 1780, on ne voyait presque plus de chaumièresou d’habitations en ruines sur les grandes routes.
Tant de feux nouveaux, tant de constructionsciviles ou navales firent augmenter le prix des bois