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Tome premier.
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PROGRÈS DE LA CONSOMMATION

là-

sur pied, au point que le même arpent, se vendant33 francs à l’âge de 20 ans en 1746, fut adjugé à250 francs en 1786, toutes choses égales d’ailleurs.

En remontant plus loin, on verra une progressionbien plus étonnante du prix du bois, surtout depuisla découverte des mines du Pérou (1498).

En 1418, sous Charles VII , autorisation est don-née aux maîtrises de vendre sans enchères les forêtsde Senart et celles aux environs de Paris à huit livresParpent, même à six et au-dessous; mais à la conditionexpresse de livrer le bois au consommateur à raisonde huit sols parisis le moule ou la voie, et le cent decotrels à 14 sols.

En 1425, sous le même règne, il est vendu 60 ar-pents de bois dans les châtellenies de Montréal etChâteau-Girard (Yonne ), à dix sols l’arpent ou unsetier de blé environ (le marc d’argent à 7 francs10 sols). On trouve dans l’histoire de Sens , deM. Tarbé, que le chapitre de cette ville alla en pro-cession au-devant du sire de Beaujeu, en 1474, et luiprésenta un muid de vin du prix de 5 francs, deuxbrocs de vin de 9 sols, douze chapons de 1 fr. 5 sols(règne de Louis XI ).

En 1492, sous Charles VIII , époque de la décou-verte de l’Amérique par Christophe Colomb , le blévalait 14 sols (70 centimes) le setier; le marc d’ar-gent, 11 livres 10 sols.

En 1603, sous Henri IV , le blé était déjà du prix de9 livres 16 sols, et le marc d’argent à 22 livres ; l’arpentde futaie fut vendu 18 livres, finage d’Argilly, ou deux