Band 
Tome premier.
Seite
59
JPEG-Download
 

DES ARBRES FORESTIERS.

59

la grosseur du gland ; d’autant plus qu’on ne le ren-contre sain et beau que sur les chênes de bonne essenceet bien venants.

Les glands du Midi venus sur un bon terrainseraient excellents à semer dans le Nord, commetoutes les autres graines qui des régions chaudespassent aux régions froides. —Le chêne n’est fertileen semences que de cinquante à quatre-vingts ans.

Pour semer un hectare en bois de chêne, d’aprèsDuhamel, il faut huit mines ou seize pieds cubes deglands, non compris la garniture en bois blanc. Nouspensons que c’est trop peu, on ne doit pas tenir àquelques mesures de semences pour assurer le succèsd’un semis. Employer jusqu’à quinze à seize hecto-litres ou environ dix sacs l’hectare ; le litre de glandspesant cinq cent cinquante à six cents grammes.

Le chêne tient le premier rang parmi nos arbres fo-restiers, tant pour son utilité à tous les usages que parsa grosseur, son élévation et sa longévité. A quelqueâge qu’on le coupe, il ne pousse pas de drageons ;mais, lorsqu’il n’est pas trop vieux, les souches sereproduisent très-bien par cépées ; cependant, après lacoupe d’une vieille futaie, en terrains frais et privi-légiés , on en voit se reproduire sur souches etracines, mais, dans le dernier cas, très-peu ; aureste, le genre de reproduction sur des fonds éppisés nevaut pas celui des semis. Sur les montagnes et coteauxen France , jusqu’à trente ans, la végétation ne leurfait pas défaut ; à cinquante ans, on en voit périr lamoitié, de soixante jusqu'à quatre-vingts les quatre