DES ARBRES FORESTIERS.
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ment pour la mettre à l’abri du froid et de la séche-resse. Huit à dix hectolitres de faînes par hectare, dupoids de 405 à 425 grammes le litre, doivent suffire.
Il est important de conserver aux semis de hêtres,comme à toutes graines forestières, de l’ombrage;il faut, pour cela, les mélanger avec du seigle ou del’avoine, et, encore mieux, avec des plantations debouleaux, trembles et marseaux, comme nousl’avons recommandé à l’article des semis de glands.
Le hêtre, livré à lui-même, se buissonne; on peut yremédier en émondant jeunes les branches latérales ;mais, s’il était resté faible et rabougri, il conviendraitde le couper au pied pour le fortifier et lui procurerà nouveau de belles tiges.
Il ne pivote pas et ne pousse point, comme l’aavancé Buffon, de grosses racines dans la profondeurdu terrain; ses racines, au contraire, s’étendent peuet sont d’une grosseur apparente assez prononcée quel-quefois, mais garnies d’une grande quantité de che-velu formant une masse compacte et ronde : aussi unecouche peu épaisse de terre végétale, pourvu qu’ellesoit à sa convenance, suffit à sa nourriture. Il ne segâte pas plus que le chêne, jusqu’à l’âge de 250 ans ;mais il est moins sujet à la roulure, et résiste auxplus fortes gelées.
La plupart des baliveaux de hêtre qu’on réservesur les futaies et les gaulis se dessèchent ordi-nairement dans leur partie supérieure, à 25, 30et 35 pieds de hauteur, surtout lorsqu’ils sont tropélevés et trop élancés ; il ne faut pas, pour cela, les