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DESIGNATION
considérer comme en état de dépérissement; car, aupoint où la sève cesse de s’élever, il se forme unenouvelle tête souvent très-fournie, sans que cetaccident nuise, du reste, en aucune manière à la bonnequalité de la tige, qui prend alors une grosseur rela-tive à la dimension de la hauteur de l’arbre : c’est deces sortes de hêtres que l’on tire les beaux étaux deboucherie.
Les bois peuplés de hêtres, et dans lesquels lesbestiaux ne pénètrent pas, se garnissent d’une grandequantité de plants dont on peut faire usage pourregarnir ou faire des plantations, en les choisissantjeunes et avec tout leur chevelu.
Quand le terrain est propre à cette essence, lesplantations y réussissent assez bien ; elle est cepen-dant plus difficile à faire prendre que le jeunechêne de pépinière.
De quelque manière que les faînes aient été re-cueillies, il faut les vanner et les bien nettoyer enles passant au crible. Dans quelques localités, pourles éprouver, on les met dans un baquet d’eau, etl’on rejette les graines que leur défectuosité faitsurnager. Quelques ménagères portent la précautionjusqu’à étendre les faînes sur une table pour leschoisir l’une après l’autre, et ne conserver que cellesbien mûres et bien saines, ce qu’ondevrait faire encoreavec plus de soins pour les semis que pour l’huile.
Le hêtre se multiplie naturellement par ses graines,qui, ordinairement, sont abondantes de deux outrois années l’une : il se reproduit aussi par les faibles