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Tome premier.
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DÉSIGNATION

Ce bois est précieux pour les tourneurs et le sciage,et sans l’inconvénient qu’il a d’attirer les pâtres etles maraudeurs par ses fruits, nous conseillerions dele cultiver de préférence à tout autre bois, parce qu’ilpousse rapidement jusqu’à 60 ans et presque aussibien que le tremble.

Avec lui on fait d’excellents cerceaux à futailleset à cuves, des meubles et des chaises qui, aumoyen d’un vernis, imitent l’acajou. Aujourd’hui lesexploitants près Paris font débiter leurs merisiers enmontants, dos et bâtons de chaises, sur les modèlesdonnés par les fabricants, de manière qu’il n’y a plusqu’à polir, vernir et monter les chaises. On en trouvefacilement les échantillons rue deCléry et au faubourgSaint-Antoine, à Paris . Après deux ans de sciage, unecharrette à six chevaux conduirait bien des douzainesde chaises.

Comme bois à brûler, il vaut le hêtre et dure mêmeplus au feu.

C’est véritablement un bon chauffage ; malgré tousces avantages et celui qu’il a de se reproduire mer-veilleusement sur souches et par drageons, nous en-gageons toutefois à ne le cultiver que pour l’exploiteren taillis et jamais en réserve, parce que son fruit estune occasion de ruine pour les fonds de bois qui lecontiennent et qu’il n’a pas une longue vie.

M. de Perthuis n’avait pas une idée favorable dumerisier, car il dit, page 86, « qu’il ne mérite pas d’êtreu conservé dans nos forêts y» et, page 87, « quen gé-« né rai on a peu cultivé cet arbre comme forestier,