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Tome premier.
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DES ARBRES FORESTIERS.

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« excepté dans les localités où le bois de charpente« est rare et cher. »

Nous nous élevons contre cette opinion, et noussoutenons, au contraire, que c’est un très-bon bois, etqu’un propriétaire qui entend bien ses intérêts lemultipliera en l’introduisant dans ses plantationscomme bois taillis seulement et de garniture, en tiersou quart avec les bois blancs.

Ce bois s’accommode parfaitement avec le charme,parce qu’il vient également par exception sur les ter-rains marneux et crayeux ou le tuf, et qu’il est beau-coup plus productif.

Le merisier vient, en outre, nous ne saurions trople répéter, sur la craie et terrains blancs, où tous au-tres bois, excepté l’ébénier et le noyer, ne peuventprendre racine. Parmi ces derniers il tient le premierrang pour la beauté de la végétation.

Avec l’écorce, dans certaines localités, on fait desliens, des boîtes et des ustensiles de ménage.

Il se multiplie par ses souches, par des drageonsqui poussent de ses racines, et par ses fruits, quimanquent rarement. Les oiseaux, tels que pies etgeais, en sont très-friands ,• les écureuils et les mulotsrecherchent avidement son noyau.

Le merisier a de nombreuses variétés, auxquellesnous devons d’excellentes cerises par les greffes.

Greffé et cultivé, il est plus recherché par lesébénistes-menuisiers que celui des forêts, à causede sa couleur plus prononcée et de ses veinures plusbrillantes.