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DÉSIGNATION
La première est le cormier proprement dit ; c’estcelui qu’on rencontre dans presque tous les bois.
La seconde est le sorbier des oiseaux, qui n’existeencore que dans la forêt de Villers-Cotterêts, etdans les parcs, jardins et bosquets des curieux, qu’ildécore agréablement, au printemps par la beautéde sa fleur, et en hiver par l’éclat de son fruit. Lahauteur commune du cormier dans les deux variétésest de 20 pieds, et sa circonférence de 26 pouces.
Nous laisserons cette seconde variété dans les jar-dins d’agrément, et nous ne nous occuperons que ducormier des forêts.
Cet arbre est, pour la grandeur, au-dessous du me-risier et au-dessus de l’alizier. On lui donne deuxsous-variétés; nous ne connaissons bien que celledont le fruit ressemble à une petite poire ronde etcourte qui rougit en mûrissant.
Les plus forts cormiers de nos forêts n’ont pas plusde 40 pieds d’élévation et 5 pieds de tour. Isolés, ilsprennent plus de grosseur, mais c’est aux dépens deleur hauteur, ainsi que cela arrive à tous les arbres.
Le cormier, comme arbre fruitier, est d’un bois très-dur qui se travaille parfaitement; il est estimé desfermiers et des petits propriétaires, parce qu’ils l’em-ploient, même jusqu’à ses branches, à toutes sortesd’instruments aratoires et de ménage, et, en outre,parce qu’on extrait de son fruit un cidre excellent.
Il ne porte guère de fruits que tous les 2 ou 3 ans.Ce fruit aigre-doux est assez agréable à manger lors-qu'il est parfaitement mûr.