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DÉSIGNATION
parviennent à ce degré que sur les lisières des pleinsbois ou dans leurs clairières.
La conservation de ces arbres est d’autant moinsdésirable que leur végétation est lente, que les jeunesplants sont arrachés par les maraudeurs d’arbres, etque, sous le rapport de leurs fruits, ils sont d’une bienfaible utilité; il n’y a que perte à attendre pour ceuxqui les cultivent dans les forêts. Leur bois est pour-tant très-propre à faire des meubles et il prend bienla couleur, il est également bon à brûler.
L’ordonnance de 1669 n’en prescrit la conserva-tion que parce que leur fruit attirait et nourrissait lepetit et le gros gibier; il faut néanmoins dire à l’avan-tage du poirier sauvage que ses variétés ont procuréà nos jardins d’excellentes espèces de poires, tellesque la crassane et le Saint-Germain.
Ces arbres se reproduisent naturellement par lesemis de pépins, et par les nombreux drageons quipoussent de leurs racines.
Leur longévité est plus grande lorsqu’ils sont isolésqu’en pleine forêt ; quoique bois dur, ils vont rare-ment à plus d’un siècle sans tomber en décrépitude.
Leur poids est d’environ 26 kilogrammes le piedcube.
N° XIII. - LE COUDRIER.
Le coudrier n’est qu’un grand arbuste. On peutl’appeler la teigne des bois, où son essence est enquantité dominante ; car, à la longue, elle fait périr