DES ARBRES FORESTIERS.
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toutes les autres; cependant, en certaines localités, ilvient encore assez bien, pour en faire des cercles, desperchettes : partout on peut en faire des panierscommuns et des harts. Ce bois, par sa souplesse,est, en outre, employé spécialement à faire des fossetsou petites brochettes servant à bouchpr le trouque l’on fait à un tonneau pour en goûter le vin.
Ses racines sont fort nombreuses; elles ne sont pasà une grande profondeur, mais on ne les voit jamaistracer à la superficie de la terre.
Le coudrier est toujours entouré d’une très-grandequantité de rejetons, qui vivent aux dépens des es-sences voisines; nos jardins en sont souvent infestés.
Son fruit est fort abondant, très-recherché par leshommes et par les animaux; mais il leur en échappeencore trop, au grand désavantage des proprié-taires, car ces fruits germent facilement et contri-buent à la grande multiplication de cette essencepernicieuse.
Le coudrier prospère sur toutes sortes de terrains,notamment sur un sol crayeux et sec; il vientsur les plus mauvais, seulement il prend une grandehauteur sur les bons. Sa carrière paraît être bornéeà 50 ans.
Nos grands auteurs forestiers assurent que l’ypréauet le tremble, parla puissancede leur végétation, fontpérir une partie des souches du coudrier; nous ne lepensons pas, à moins que ce ne soit sur un terraintourbeux,aquatique,et où ilmeurt de lui-même; tandisque, sur ceux propres au noisetier, ces deux essences^