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DESIGN ATION
périssent également d’elles-mêmes. Il est à croirenéanmoins qu’en introduisant l’ypréau et le tremble,qui aiment les terrains frais et de vallée, dans un boisqui serait grandement peuplé de coudrier, mais quiaurait beaucoup de fraîcheur, on parviendrait sinonà le détruire entièrement, au moins à paralyserson invasion. L’orme le détruirait encore pluspromptement.
Un autre moyen de destruction du coudrier, c’estde laisser vieillir les essences avec lesquelles il estmélangé ; on ne voit pas le coudrier sous les vieillesfutaies, mais le meilleur parti encore à prendre, et leplus sûr, serait d’arracher les souches, et d’y substi-tuer l’essence la plus convenable au terrain, d’aprèsnos indications, particulièrement le bouleau, le mar-seau et le charme.
M. de Perthuis assure que le coudrier vaut moinsque l’érable; cette opinion pourrait être controversée.
En bon terrain, il vient aussi bien que l’érable,fournit davantage et s’élance mieux sur ses souches;on en tire, en outre, une grande quantité de hartsd’une très-bonne qualité; sans nuire à la cépée, cetélagage lui est, au contraire, favorable.
A dix ou douze ans, on peut le mettre presquetout en cerceaux, pour tonneaux de toutes dimen-sions , et en tirer des fourches, des treillages et desperchettes. Lorsqu’il est dans un terrain privilégié,à 25 ans, on en fait des cercles à cuves.
Le cercle en coudrier se façonne très-bien, il estbrillant et recherché dans la tonnellerie, surtout pour