DES ARBRES FORESTIERS.
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à entrer en décrépitude de CÜ à 80 ans ; alors il est àson apogée de valeur commerciale, et peut servir àtous les usages auxquels il est appelé.
Il faut donc abattre, au plus tard, les baliveaux surtaillis de cette essence dans les proportions suivantes :
Sur les aménagements de 25 à 30 ans, baliveauxde deux âges, 50 à 60 ans;
Aménagements de 18 à 20 ans, baliveaux de troisâges, de 54 à 60 ans;
Aménagements de 15 à 16 ans, baliveaux de quatreâges, de 60 à 64 ans.
On pourra, néanmoins, les abattre au-dessous decet âge, suivant les terrains; mais, au delà de 70 ans,il y aurait souvent tout à perdre.
M. de Perthuis annonce, ainsi que d’autres fores-tiers renommés, que le bouleau ne se reproduit quepar ses graines. Nous nous élevons fortement contrecette opinion; cet arbre, exploité au-dessous de 30 ans,pousse très-bien sur souche, par cépées, quand il estabattu dans la saison qui convient à son sol, et que cesol n’est pas submergé l’hiver.
Nous pensons donc qu’il faut le couper sans choix,comme les autres bois, du 1 er octobre au 1 er janvier,enfin quand la sève est sans action. Beaucoup de mar-chands de bois assurent cependant avoir fait l'expé-rience que des bouleaux coupés dans les premiersjours d’avril, lorsque la sève commence à porter auxfeuilles, poussent avec plus de vigueur, et qu’il enmeurt très-peu, tandis qu’il périt les 3/4 des souchesquand elles s’exploitent en automne et en hiver.