DÉSIGNATION
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Malgré toute assertion contraire sur la coupe desbois blancs ou autres essences prolifiques, nous main-tiendrons toujours le principe d’abattre les bois durset les bois blancs quand l’action de la sève est éteinte.Nous ajoutons que la cause du dépérissement deéétte essence Ue vient pas toujours de l’époque où lacoupe a été faite, mais bien d’abord de ce que la souchedu bouleau n’a pas une longue existence, qu’ensuitecette essence, étant trés-poreuse et ayant ses racinesà la superficie de la terre, gèle facilement dans lesintermittences de chaud et de froid, et qu’en outre serencontrant plutôt dans les lieux bas, elle est souventcouverte d’eau pendant toute la saison de l’hiver ; alorsla sève se dila te par la submersion, etles racines se pour-rissent, étant restées sans défense à la superficie de laterre,par l'amputation des lances ou tiges qui les garan-tissent de ce fléau,en garnissante tronc de leur souchë.Voilà lés véritables causes de la mortalité des souchesde bouleaux. Par toutes ces considérations, nous préfé-rons, sous tous les rapports, la coupe en novembre plu-tôt qu’en mars et avril; cependant c’est dans ces deuxderniers mois que les marchands de bois et les gardes fo-restiers croient, sans y avoir mûrement réfléchi, qu’ilestopportun d’abattre les bouleaux et les châtaigniers :comme ils ne peuvent en indiquer la véritable cause,ils donnent pour raison qu’à cette époque ils n’ontplus à craindre les eaux, les grands froids, les dégelset les funestes résultats, en hiver, d’un temps chaudqui met la végétation en action tout d’un coup, etse trouve suivi presque toujours d’une vive gelée